Fantasy

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 Un guide de lecture tout à fait subjectif.

Bonjour,

Lors de la soirée à la librairie Véga, pour l’inauguration de l’expo Corto Maltese, plein d’auteurs et de bouquins furent évoqués et il avait été envisagé de prendre quelques notes mais, au milieu des conversations à bâtons rompus, il n’y a pas eu de moment propice à cela.

Alors je vous ai concocté un joli petit mémo qui finit par perdre tout sens des proportions, sachant que j’apprécie l’Heroic Fantasy, Le trône de fer et surtout des œuvres originales en marges des sentiers battus mais fort peu les tolkienneries et autres histoires de « quêtes, de nains et de haches ».

Il ne faut prendre ce guide que pour ce qu’il est, outre le reflet de mes goûts en la matière, une promenade, une dérive à travers et au bord de la Fantasy… Une flânerie littéraire, comme dans une librairie, une œuvre en appelant une autre, loin de toute organisation et classification rigide ; comme on peut montrer ce qu’on aime à des copains, avec un art parfois consommé du coq à l’âne… Une longue balade dans l’imaginaire.

 

La première chose. Bifrost est une revue trimestrielle consacrée à l’imaginaire dirigée par Olivier Girard depuis 1996 où je publie régulièrement des critiques depuis une quinzaine d’années dont celle du premier volume du Trône de fer. « Il est conseillé de s’abonner à la revue » C’est le nerf de la guerre… C’est la meilleure (je suis sérieux) mais il y a trop peu de concurrence. On y trouve quelques nouvelles en première partie, puis une revue critique des bouquins du trimestre, puis un dossier bio-bibliographique sur un auteur ou thématique et diverses autres rubriques. Le champ de la revue comprend la science-fiction, la fantasy, le fantastique/horreur et les transfictions. Le revue est publiée par les éditions du Bélial’, dirigée aussi par Olivier qui publie 6 à 8 romans ou recueils par an, les mois où Bifrost ne paraît pas. Il y a bien entendu comme dans toute boîte moderne un site : www.belial.fr avec sous l’onglet Bifrost, la rubrique « Les Critiques » qui reprends les critiques des anciens numéros de la revue.

 

La deuxième chose. Il y a quelques années, Folio/Gallimard a publié trois guides dans Folio SF dirigé par Pascal Godbillon, (originaire de Tartagol IV)1.

  1. Cartographie du merveilleux de André-François Ruaud (le premier type qui m’ait publié dans son fanzine d’alors, Yellow Submarine.) aujourd’hui fondateur et directeur des Moutons Electriques Editeurs. Il est quelqu’un de très brillant dont la sûreté de goût a bien peu d’équivalent. Ce guide présente la fantasy en tant que genre suivi d’un guide lecture.
  2. Passeport pour les étoiles est un guide de la Science fiction établi par Francis Valéry qui sait de quoi il parle notamment en matière de SF classique.
  3. Enfin, La Bibliothèque de l’entre-monde de Francis Berthelot, l’un des rares à rivaliser avec Aëff Ruaud par l’intelligence et la finesse ; lui ne publie ni n’édite les autres, par contre, il écrit. Bien, c’est un euphémisme. Son œuvre principale est « La romance du démiurge », aujourd’hui dispersée chez divers éditeurs, elle devrait être rééditée au Belial’ en 2014 ou 2015 (je crois que c’est un problème de droits qui retarde le projet.) Francis a élaboré le concept de « transfiction » pour désigner des fictions spéculatives à cheval sur l’imaginaire et le mainstream (littérature générale, blanche, hors genre etc.) Citons quelques auteurs pour donner une idée : Julien Gracq, Haruki Murakami, James G. Ballard, Franz Kafka, Dino Buzzati, Italo Calvino, William Burroughs, Anthony Burgess, Jorge Luis Borges, Paul Auster, Chuck Palahniuk, Thomas Pynchon, Kurt Vonnegut, Christopher Priest. Christopher Moore & Eduardo Mendoza ne sont pas dans le guide de F. Berthelot mais ils y auraient eu leur place ; ils ont tout deux une tendance marquée à l’humour.

 

Lors de leur naissance, Les Moutons Electriques Editeurs (sur lesquels nous reviendrons) publièrent un Panorama Illustré du Fantastique et du Merveilleux qui, forcément, puisque l’auteur, André-François Ruaud, est le même, recoupe plus ou moins la Cartographie du merveilleux. Néanmoins, si vous avez l’occasion de vous procurer ce bel ouvrage devenu rare (ce ne sera pas facile) il serait dommage de passer à côté et manquer l’avis d’un des meilleurs (si ce n’est le meilleur) connaisseurs hexagonaux de la Fantasy.

 

 

Reengineering.

 

Guy Gavriel Kay est un cador de la fantasy historique. On trouve ses livres traduits en français principalement à l’Atalante et chez l’éditeur canadien Alire, chez qui on peut commander sans frais de port mais avec un bon mois de patience (expédié par vois de surface, c’est à dire en bateau !).

Tigane est une fantasy inspirée de la Renaissance italienne.

Une chanson pour Arbonne est située en France

Les Lions de Al Rassan dans une Espagne alternative à l’époque de Ferdinand & Isabelle.

La mosaïque Sarantine (Voile vers Sarance (Alire) & Seigneur des Empereurs) le titre du premier tome est différent chez Buchet-Chastel et moins beau. Epoque Byzantine.

Ysabel (pas lu) joui d’une excellente réputation mais j’ai lu une critique le trouvant un peu lent et manquant de rythme.

Sous le ciel, (pas lu) son dernier livre (Alire), est situé dans une Chine historique sûrement alternative appelée Kitai. (comptez $ 35 canadiens).

 

L’Héroic Fantasy (sword and sorcery tales)

Des héros du genre costaud qui manie volontiers l’épée ou la hache pour métamorphoser les méchants sorciers en mou pour chat.

 

A l’origine EDGAR RICE BURROUGHS le créateur immortel de TARZAN.

A l’époque de la première guerre mondiale il a crée outre Tarzan, divers héros, parmi lesquels David Innes, dont les aventures sont situés en Pellucidar, un monde préhistorique avec monstres et tout, situé au centre de la Terre, probablement inpiré par Jules Vernes. John Carter, récemment adapté au cinéma, est projeté sur Mars où il séduit des princesses et affrontent des martiens à quatre bras etc. Le Cycle de Mars est actuellement disponible pour moins de 60 € en totalité chez Omnibus en 2 volumes. Même genre d’aventures pour Carson Napier, mais sur Vénus. Il existe aussi un Cycle de la Lune du même tonneau… (Beaucoup de ces cycles furent publiés chez Lefranc dans les années 90, pas faciles à dénicher et souvent plutôt chers)

 

Leigh BRACKETT sera l’une des plus brillantes héritières de E. R. Burroughs avec les aventures d’Erik John Stark, (on est plus proche du plane topera, histoires qui se déroulent sur d’autres planètes.) dont un deuxième tome est

prévu au Belial’ début 2014.

 

L’autre créateur de la Fantasy en tant que littérature populaire est Abraham MERRITT, né en 1884 dans le New Jersey et mort en 1948 dont presque toute la production est disponible en français. 1 volume au CLF/Opta (cher). 4 romans chez J’ai lu (faciles à trouver d’occasion et bon marché : La nef d’Ishtar, Le Gouffre de la Lune*, Les Habitants du Mirage et Le Visage dans l’Abîme (que l’on trouve aussi en Albin Michel – science fiction). D’autres romans d’occasion sont à chercher chez NéO (nouvelles éditions Oswald) plus rares et plus onéreux Sept pas vers Satan ; Rampe Ombre, Rampe ; Brûle Sorcière, Brûle ; La femme renard ; et Le Monstre de Métal* ainsi que le recueil La femme du bois. (* EOF (édition originale française) au Rayon Fantastique) Il existe aussi 2 tomes des Œuvres Complètes chez Lefranc. Les 4 j’ai Lu sont construit sur le même modèle : des explorateurs/aventuriers découvrent une porte vers des civilisations passées, oubliées, inconnues, telle l’Atlantide, Mu etc.

 

C’est ROBERT ERWIN HOWARD (1906/1036 (Texas)) que revient l’honneur d’avoir posé les canons de l’Heroic Fantasy avec nombre de héros dont Conan reste l’archétype. Proche de H. P. Lovecraft (Rhodes Island, nouvelle Angleterre) et de Clark Ashton Smith (Californie), il diffère d’eux par la vitalité de ces héros qui, s’ils meurent, le font debout, en faisant face jusqu’au bout… Outre Conan, il a créé Bran Mak Morn le Picte, le roi atlante Kull, Solomon Kane et nombre d’autres qui quittent le domaine de la fantasy pour le récit d’aventures pure et simple. Patrice Louinet, devenu proche de Glenn Lord, l’exécuteur testamentaire de R. E. Howard, a eu accès aux meilleures sources pour retraduire, présenter et commenter l’œuvre de cet extraordinaire conteur que fut le Texan. Un travail remarquable chez Bragelonne en une dizaine de tomes.) Marianne Leconte a publié en Titres SF, chez J-C Lattès, Les aventures de Conan au sens large, c’est à dire celles écrites par R. E. Howard, évidemment, mais aussi celles notamment complétées par Lin Carter et Lyon Sprague de Camp, voire juste inspirées… Un grosse quantité (35 volumes, assez minces il est vrai) de l’œuvre de Howard ont été publié chez NEO à l’exclusion de Conan, justement.

 

J’ai dit que je ferais l’impasse sur J. R.R. Tolkien, les tolkienneries et autres gemmelleries…

 

Parmi les principaux cycles de l’heroic fantasy on compte :

 

  1. Le Cycle des Epées de Fritz Leiber (à ne pas confondre avec L’Epée de Vérité de Terry Goodkind, je passe) écrit de 1939 aux années 1980 et comprend Sept tomes (Epées & Démons, Epées & Mort, Epées & Brumes, Epées & Sorciers, Royaume de Lankhmar, Magie des Glaces et Le Crépuscule des Epées.) Le cycle n’est complet qu’en Pocket, la dernière édition en date est celle de Bragelonne, la plus luxueuse est la première au CLA (opta) en 2 volumes, la plus belle est selon moi celles des éditions « Temps Futur » chez qui on trouvera aussi le cycle de Pellucidar d’E. R. Burroughs et en 3 tomes au CLA (très chers). Le cycle des Epées conte les aventures de Fafhrd et du Souricier Gris, aventuriers et voleurs qui appartiennent à la pègre de Lankhmar. Des héros de roman noir transposés dans un univers de fantasy avec une touche d’humour qui ne nuit en rien.
  2. KANE de Karl Edward WAGNER 3 tomes de 600 pages chez Denoël Lunes d’Encre GdF et Folio SF en poche. Ecrit de la fin des seventies aux early eighties, c’est également assez sombre. Kane cumule, lui. Il est, un peu comme Elric, à la foi sabreur et sorcier, proche de Conan par sa vitalité (il est quasi immortel) et comme fafhrd et le Souricier pas plus porté à faire le bien que ça… Trois romans, une quinzaine de nouvelles.
  3. IMARO de Charles L. Saunders. Auteur né américain vivant au Canada, il est l’une des très rares auteurs Noirs du genre. Ses origines ethniques ont influencé la création d’Imaro, héros africain en butte aux magies sorcelleries et mythologies du continent noir. 3 volumes étaient parus aux feues mais excellentes éditions Garancière dirigées par Richard D. Nolane dont l’esthétique laissait pour le moins à désirer. Les Bouquins n’étaient pas moches, ils étaient carrément affreux !! Mnémos vient de rééditer une intégrale complétée en hard cover fort belle, celle-ci, mais un peu chère tout de même € 35, 00.
  4. ELRIC ( Eternel Champion, Hawkmoon (7 tomes), Corum (6 tomes) et autres avatars, Multivers Moorcockien) 4 tomes pricipaux (Elric le Nécromancien, La sorcière Dormante, L’Epée Noire & Stormbringer) et de nombreuses séquelles commerciales (La jeunesse d’Elric, le navigateur sur les mers du destin, la revanche de la rose. La dernière a été co-écrite avec le français Fabrice Colin.) MOORCOCK est l’archipape de la Fantasy, au moins. Elric et ses nombreux avatars sont du genre neurasthénique et dégénéré, appartenant à des races finissantes comme celle de l’empire de Melniboné. Elles ont régné sur le monde mais l’âge de leur splendeur s’est enfui dans les limbes du passé. Ces anti-héros sont plus proches de ceux de Clark Ashton Smith que de Howard. Ils sont davantage possédés par leurs béquilles qu’ils ne les possèdent. Ainsi Elric et son épée noire buveuse d’âme, Stormbringer, qui préfère entre toute les âmes des gens pour qui Elric a quelques affection, Cymorill, Tristelune… Elric et consorts sont nés sous le signe du Chaos mais l’âge de celui-ci passe et ils sont bien contre leur volonté les agents de l’avènement d’un ordre nouveau.
  5. Les Cycles D’AMBRE de Roger ZELAZNY ; 2 X 5 tomes chez Denoël, Présence du futur. Le premier est un chef d’œuvre de la fantasy, le second, une suite sans grand intérêt dictée par la réussite du premier. Zelazny n’est pas à proprement parler un auteur d’heroic fantasy, plutôt de science-fantasy dont il est l’un des maîtres incontesté. Qu’on classe ses œuvres en SF ou en fantasy, elles tendent toujours vers la fusion des deux. Une époque où la technologie est telle qu’elle ressemble à de la magie. Et puis une télécommande ne ressemble-t-elle pas à une baguette magique ? on la tend vers quelque chose et hop, un effet se produit !! voire une commande vocale, ça frise l’incantation… Il y a AMBRE est ses Ombres, des échos, des univers parallèles, des princes en veux-tu en voilà, et des luttes pour des pouvoirs quasi divins. Parce que le héros zélaznyen, quand il n’est pas un dieu à part entière n’en est jamais bien loin et souvent immortel… tel Francis Sandow. On retiendra Seigneur de Lumière (mythologie hindoue), Royaume d’Ombre et de Lumière (Mythologie Egyptienne) Toi, l’Immortel (Grèce) L’œil du Chat (mythologie amérindienne du nord), Le maître des rêves (pouvoirs démiurgiques de la psychanalyse), un Pont de Cendre, Seigneur des Ombres, L’Îles des morts, Aujourd’hui, nous changeons de visage, La Pierre des Etoiles, Le Sérum de la Déesse Bleue. Et enfin, Dilwish, le Damné (Denoël, Lunes d’Encre) seule viritable heroic fantasy de Zelazny avec un héros carrément revenu de l’enfer…

Il faut privilégier malgré le prix les 2 volumes en Lunes d’Encre (peut-être réédités chez folio SF) pour les traductions révisées et COMPLETEES. Ben Oui !

 

 

Je passe sur George R.R. MARTIN puisque vous connaissez Le trône de Fer (Game of thrones). Son Œuvre hors Trône de Fer est encore plus intéressante. Armagueddon Rag, (denoël) Fantastique, Rock & Contre Culture sixties. Elle Qui Chevauche les Tempêtes (Denoël) (ou Windheaven (J’ai Lu)) Co-écrit avec Lisa Tuttle, une jeune fille douée veut voler sur un monde aquatique où les ailes sont l’apanage des hommes. L’Agonie de la Lumière (J’ai Lu), planet opera violent et romantique, RiverDream (Mnémos), Vampires, Mississipi et bateaux à aube. Le Volcryn (Huis clos en astronef avec monstre, de la SF, pas de la Fantasy) et Skintrade (Polar chez les loups garous), chez actu SF. Et surtout les nouvelles. 3 recueils chez J’ai lu : Chanson Pour Lya, Des Astres et des Ombres, et Les Rois des Sables. Et deux autres chez ActuSF : Le Dragon des Glaces et Au Fil du Temps dont on retiendra particulièrement le diptyque composé par Forteresse et Assiègés, centré sur la chute de la forteresse de Sveaborg défendant Helsinki qui s’est rendue aux Russes sans combattre à l’époque napoléonienne. Et surtout Variantes Douteuses où apparaît l’intérêt de Martin pour le Jeu d’échecs, encore un huis clos très psychologique.

 

Rouge, Impair, Impasse & Manque.

 

Je passe sur les diverses « artureries » Stephen Lawhead, T. H. White…

Et je passe sur les innombrables « bragelonneries » Raymond E. Feist, Terry Goodkind ou Terry Brooks

Ainsi que sur Robin Hobb…

Et la fantasy féminine dont au moins 90% ne m’intéresse pas (Mc Caffrey (Pern), Zimmer Bradley (ténébreuse)… sans parler de la « Pink Fantasy »

(a une époque Pocket a publié de la fantasy féminine en masse : Gail Van Asten, Robin McKinley, E.Scarborough etc. avec un logo « Fantasy » ROSE ! cqfd.)

 

Il y a encore de la bien belle matière à lecture…

 

Gene WOLFE, par exemple. Quand on classe comme je le fais ici, Wolfe apparaît proche de Zelazny quand on le lit, il en est fort loin. Wolfe est un catholique fervent. Il a parfois des curés comme héros qui à l’occase joue les monte-en-l’air chez les caïds de la pègre de l’astronef-monde… Dans Le Livre du Long Soleil (4 tomes, J’ai lu et Livre de Poche)

Le livre du Nouveau Soleil (Denoël, 4 tomes) + Le Livre du Nouveau Soleil de Teur est thématiquement proche du cycle précédent mais celui-ci est sa plus belle réussite, non que l’autre soit médiocre…

Avec le Diptyque Le Chevalier et Le Mage on est encore davantage en terre de Fantasy, mais, comme toujours chez Wolfe, c’est une œuvre complexe, riche et foisonnante.

Soldat des Brumes est un cycle de Fantasy historique situé dans la Grèce antique dont la complexité fera pâlir d’envie de haine de rage et de jalousie les mille et un tâcherons qui écrivent (enfin, qui torchent) avec leurs pieds…

La Cinquième Tête de Cerbère n’est pas une Fantasy, c’est de la pure SF. Un planet opera qui nous laisse comme deux ronds de flanc ! Il y a là un certain art de l’ellipse. Voire un art certain.

Et aussi Peace, les sortillèges de Castelview, Il y a des Portes.

 

Je ne vais pas m’étendre sur le cycle d’Alvin le Faiseur d’Orson Scott CARD parce que je ne l’ai pas lu, même pas un volume. Mais Card, dont j’ai lu la SF en bonne partie, est l’un des meilleurs raconteurs d’histoire qu’il m’ait été donné de lire. Il affectionne les héros très jeunes, enfants ou adolescents. Son cycle de Fantasy jouit d’une très bonne réputation ; je me suis promis de le lire un jour et je crois qu’on peut y aller sans trop de risque d’être déçu sous réserve de n’être pas un fan de la série Gor de John Norman (Ce qui se fait de pire en matière de Fantasy machiste et con et qui plus est aussi mal écrite que mal traduite.) Card a aussi donné Espoir-du Cerf chez Denoël, en présence du Futur, livre qui mérite un détour selon mon souvenir.

 

L’œuvre principale de feu Robert HOLDSTOCK est La forêt des Mythagos. En Angleterre, dans le bois de Rihope qui n’apparaît sur aucune carte ni ne peut être photographié, existent des incarnations des divers mythes de la culture britannique. L’ensemble qui est disponible chez Denoël Lunes d’Encre en 2 forts volumes que complète Avilion comprend La forêt des Mythimages (Mythagos), Lavondyss, Le Passe-broussailles, La Femme des Neiges, La Porte d’Ivoire et Avilion.

Parmi ses autres livres, on retiendra La Chair et l’Ombre, Le souffle du temps (science-fiction) et le recueil Dans la vallée des statues et autres récits. Tous chez Denoël, repris en Folio SF chez Gallimard.

 

Michael MOORCOCK 2. L’œuvre d’heroic fantasy de Moorcock est d’une part celle de l’auteur jeune, d’autre part des exploitations commerciales ultérieures. Fort heureusement, il est loin de s’y être cantonné.

Il y a la saga de la famille von Bek qui comprend Le Chien de Guerre et la douleur du monde (l’Atalante) ou Le Chien de Guerre (J’ai Lu et Seghers) où l’un des membres de la famille se voit confié par Satan la difficile mission de négocier la paix avec Dieu, surtout quand Arioch, le Seigneur du Chaos, s’en mêle… A une époque plus récente, on retrouve un des ses descendants dans La Cité des Etoiles d’Automne (l’Atalante & Pocket).

La Maison de Rosenstrasse appartient au cycle mais c’est un roman publié chez J’ai Lu comme roman érotique – vous voilà prévenu. Quant à La fille du Voleur de Rêves où l’on patauge à travers tout le multivers moorcockien, jusque Tanelorn et où un von Bek croise Elric, il est très dispensable.

Glorianna ou la Reine Inassouvie est l’un des romans les plus aboutis de Mike Moorcock avec tout ce qu’il faut d’intrigues de palais dans un palais gigantesque qui est un univers à lui seul, dans une époque élisabéthaine alternative (l’Atalante et Folio SF). On pourra y voir quelques traces de Gormenghast, Moorcock nourrissant une réelle estime pour Merwyn Peake que l’on retrouvera plus avant.

Les Danseurs de la Fin des Temps (Denoël Lunes d’Encre) est un fort volume omnibus qui reprend Une Chaleur Venue d’Ailleurs, Les Terres Creuses, La fin de tous les Chants et le recueil Légendes de la Fin des Temps (Denoël, Présence du Futur) est l’un des cycles les plus réussi de Moorcock où l’on croise Jherek Carnelian, autre avatar de l’éternel champion, et bien d’autres personnage qui ne savent plus quoi inventer pour meubler leur ennui pour découvrir que les sentiments peuvent occuper pas mal de temps et d’energie plutôt que fêtes et carnavals… quelques voyageurs du temps leur rendent visite pour pimenter la sauce. Moorcock est là à son sommet. Attention ! Pas d’épées ici, et si on meure, c’est pour rire.

Le nomade du temps (Folio SF) est le dernier titre d’une trilogie dont le premier fut Les Aventures Uchroniques d’Oswald Bastable (CLA, Opta. Edition de luxe originale en français, comptez 50 euros). Cette trilogie comprend trois romans : Le Seigneur des Airs, Le Léviathan des Terres et le Tsar d’Acier. (Opta antimonde (tome 1 & 2), Opta Galaxie bis, Pocket). On considère cet ensemble comme l’un des précurseurs du mouvement Steampunk.

Le Chaland d’Or est la première tentative ambitieuse de Moorcock (l’Atalante et Folio SF) qui est plutôt une réussite.

Les rives de Crépuscules est ce qui s’apparente le plus à de la SF parmi l’œuvre traduite (ainsi que Le Jeu du Sang (galaxie bis, Opta)) On y trouve les prémices des «Danseurs » sur une Terre du futur très lointain qui a cessé de tourner. Un livre à comparer, tout comme « les Danseurs » avec l’œuvre de Roger Zelazny…

Une autre œuvre de Moorcock issue du même tonneau est Le Navire des Glaces (CLA/Opta, Livre de Poche 1° série, Pocket) qui nous conte les aventure de Konrad Arflane sur une Terre envahie par les glaces que sillonnent des voiliers sur patins à glaces. Mon écrivain préféré, Keith Roberts, a été tellement séduit par cet univers qu’il a écrit deux très belles nouvelles s’y rattachant : «Coranda » et « Le Naufrage de la Garce au Baisers ». S’il faut classer ces deux derniers romans, on dira que c’est de la science fiction mais une SF que peuvent lire sans problème les amateurs de fantasy.

Comme le cycle d’Elric, Les Aventures de Jerry Cornelius (ma critique dans Bifrost N° 19) comptent quatre volumes principaux et un certains nombres d’autre texte s’y rattachant. Davantage une « fantaisie » contemporaine que de la fantasy fut-elle urbaine. Ni anges ni vampires (Oh… il y a Miss Brunner, bien sûr… et Catherine et Una Persson et…) Par contemporaine, il faut comprendre des années d’écriture : celles du Swinging London. 1965/1977. C’est écrit et construit selon les canons du nouveau roman. La structure en est éclattée. C’est absolument génial mais attention ; des gens ne jurant que par le Trône de Fer et des récits à la construction linéaire de facture bien plus classique pourraient fort bien non seulement ne pas y trouver leur compte, mais trouver Jerry Cornelius carrément Nul et Illisible. Le premier tome, Le Programme Final est encore relativement linéaire ; Des chroniqueurs ont qualifié Jerry Cornelius de James Bond pop et décadent. Ces aventures sont aussi une déclinaison de la Comedia dell’Arte où Jerry se voit en Arlequin alors qu’il est Pierrot pleurant son impossible amour pour Colombine (sa sœur Catherine) alors que le véritable Arlequin reste Una Persson. Le second tome est Une Cure pour le Cancer, suivide L’Assassin Anglais et finissant avec Vous aimez la Muzak ?.

Le personnage de Jerry Cornelius a été prêté par Moorcock à d’autres auteurs de la nouvelle vague des sixties tel Norman Spinrad, Brian W. Aldiss, M. John Harrison etc. pour constituer une anthologie intitulé The Nature of the Catastrophe (Non traduite en tant que telle). Cette fameuse catastrophe est bien sûr de nature entropique. L’Accroissement de l’entropie étant l’une des obsessions de la SF de l’époque. Moorcock a aussi donné un recueil non traduit : The Time and lives of Jerry Cornelius. Et d’autres textes, notamment The Entropy Tango et The adventures of Una Persson and Catherine Cornelius in the Twentieth Century.

Michael Moorcock a écrit un autre roman extraordinaire Mother London (traduit sous ce titre Denoël Lunes d’Encre, Folio SF) dont la structure n’est pas linaire sans toutefois être aussi éclatée et kaléidoscopique que « Jerry Cornelius ». On effectue « simplement » des va et vient entre divers périodes et moments dans le Londres de la seconde moitié du 20° siècle. Du Blitz aux années Thatcher. Le personnage principal est bien entendu la ville de Londres en soi. Les autres sont des télépathes qui « entendent » le brouhaha des pensées de leurs concitoyens. Fantasy urbaine, Transfiction, Hymne à Londres, on peut difficilement être plus loin de la notion d’heroic fantasy. Ce formidable roman, chef d’œuvre de la maturité pour Moorcock ne peut guère qu’être comparé à cet autre monument de la littérature londonienne qu’est London Orbital de Iain Sinclair (traduit sous ce titre chez Inculte).

Reste la formidable Tétralogie Between the Wars qui comprend Byzantium Endures (traduit sous le titre Byzance 1917 chez Jean-Claude Lattès) The Laughter of Carthage, Jerusalem Command & The Vengeance of Rome (Ces trois non traduits, SCANDALE !!!!) Il s’agir principalement d’une uchronie liée par la présence de certains personnages au cycle de Jerry Cornelius mais qui, comme Mother London, a davantage à voir avec des romans historiques revisitant le 20° siècle, ici la Révolution Russe. Les Tomes non traduits qu’il ne m’a pas été donné de lire « doivent ? » couvrir la période entre les deux guerres si l’on se fie au titre de la tétralogie.

 

Dans le domaine de la Fantasy, Philip José FARMER a donné, avec la Saga des Hommes-Dieux, quelque chose qui s’y apparente quoique l’on soit en fait dans la science-fiction. Cette saga compte sept tomes : Le faiseur d’Univers, Les Portes de la Création, Cosmos Privé, Les Murs de la Terre, Le Monde Lavalite, Plus fort que le Feu, La Rage d’Orc le Rouge.

L’Univers à l’Envers est un petit roman sur l’Enfer, à cheval sur la Fantasy et la SF publié chez j’ai Lu. Et enfin, Hadon, fils de l’antique Opar et Fuite à Opar, sont des Fantasy africaines qui renouent avec l’univers de Tarzan qui à énormément inspiré Farmer. Chacun son Tour (titres SF/ J-C Lattès) ou L’autre voyage de Phileas Fogg (Terres de Brume) est une relecture du roman de Jules Verne, de la SF donc, mais qui a tout pour plaire à l’amateur de Fantasy telle que je la conçois…

 

Et puisqu’on en est à Terres de Brumes qui publie pas mal de « matière de Bretagne » et autre Fantasy, Je ne peux m’empêcher de citer un e authentique chef d’œuvre, la merveille de Fredric Brown :La Nuit du Jabberwock. Un polar, en fait, déguisé en une Fantasy hommage à Lewis Caroll. Incontournable. Facile à trouver d’occase chez j’ai lu pour trois fois rien…

 

IMPASSE

Sur les cycles sans fin d’auteurs morts

TERRY PRATTCHETT & ROBERT JORDAN

Ainsi que sur

Philip PULLMAN : A la croisée des mondes

C.S. LEWIS : Narnia

Ou encore vivants

J.K. ROWLING ; Harry Potter

Tad WILLIAMS : L’Arcane de l’Epée

 

Contemporain de Robert E. Howard, Howard Philips Lovecraft et Abraham Merritt, pilier de la revue WEIRD TALES de Farnworth Wright (qui découvrit, excusez du peu, Tenessee Williams : The vengeance of Nitocris sous la signature de Thomas Lanier Williams, son nom d’état civil, en fait, dans numéro d’août 1928.), CLARK ASHTON SMITH est considéré par certain comme « le plus grand écrivain fantastique américain avant Lovecraft ». Ainsi écrivait Alain Dorémieux dans la présentation du roman de Fritz Leiber Notre-Dame des Ténèbres, Casterman 1980. Bien qu’ayant la plus grande estime pour l’auteur d’Auburn, CA, Je ne suivrai pas Alain Dorémieux car ça impliquerait de faire l’impasse sur Edgar Alan Poe ! Sans parler d’Ambrose Bierce. La particularité de Smith est d’être sur la frontière qui sépare le Fantastique de la Fantasy (au sens français). En effet, nombre de ses récits sont situés en Zothique, Xicarph ou hyperborée, autant de continents disparus ; ou encore en Averoigne, cette province française qui n’exista jamais. Le monde imaginaire de Smith s’apparente donc plus à celui d’Howard qu’à ce lui de Lovecraft, il est peuplée de vampire, de lamies, de goules et bien sûr de sorciers en veux-tu en voilà. « Les œuvres de Smith se démarquent de celles des autres membres du cercle lovecraftien par ce qu’elles bannissent les scènes de combats et les démonstrations de force physique (contrairement à Robert E. Howard) et mettent le plus souvent en scène des sorciers, démons, vampires, au milieu de décors plus somptueux, de mondes perdus et oubliés. » (Wikipedia) Le destin de ses personnages est davantage lovecraftien même si le plongeon dans l’horreur n’y est pas aussi indicible. On trouve chez le californien un sens moral absent de l’œuvre du reclus de Providence. Chez Lovecraft, l’horreur s’abat sur qui par malchance et curiosité incrédule soulève le coin du voile ; chez Smith, c’est une ambition souvent dévorante qui voit le sorcier dévoré par ce qu’il a invoqué en connaissance de cause mais qui finalement le dépasse.

Autres Dimensions, Christian Bourgois, difficile à trouver et cher.

Poseidonis , Librairie des Champs Elysées, GdF, abordable

Zothique , le Masque Fantastique 2° série, poche, assez bon marché

L’Île Inconnue, Ubbo Satla, Le Dieu Carnivore 1 & 2, La Gorgone, Les Abomination de Yondo, Morthylla aux Nouvelles Editions Oswald, GdF, faciles à trouver sauf le dernier, mais assez cher comme toute la collection.

Il y a du C. A. Smith chez les micro-éditeurs La Clef d’Argent et l’Œil du Sphinx, récent, disponible, prix neuf.

Les éditions Actes Sud viennent de rééditer pour € 14,00 tout de même (11/2013) La Flamme Chantante (the City of the Singing Flame (juillet 1931) and Beyond the Singing Flame (novembre 1931) in Wonder Stories) dont une première traduction encore facile à se procurer était parue dans les Meilleurs Récits de Wonder Stories, chez J’Ai Lu, sous la houlette de Jacques Sadoul.

 

Il va désormais nous falloir évoquer la Fantasy autochtone. Avant les années 70 RIEN.

Faut admettre que ça simplifie !!

Les spécialistes les plus pointus de l’histoire du genre vous dégotteront peut-être une poignée d’exceptions (dans les guides de A. F. Ruaud ou F. Berthelot, par exemple) mais il faudra malgré tout lorgner vers les publications non spécialisées.

 

C’est ainsi que Charles Duits publia en 1971 chez Denoël (mais pas en Présence du Futur où le roman sera finalement rééditié en 1978) Ptah Hotep lequel sera suivi, en 1978 de Nefer. Deux romans éblouissants, fulgurants. Quasiment deux longs poèmes plus ou moins épiques en prose très fortement teintés de surréalisme. L’amateur de Howard ou de Tolkien s’y aventurant la gueule enfarinée risque de s’en trouver fort marri et fort désemparé. Imaginez une sorte d’Egypte ptolémaïque fantasmée repeinte aux couleurs du psychédélisme alors en vogue. Et des mots inventés et superbes, des noms, avec des majuscules… pour contribuer à la création d’une esthétique incomparable. Des livres à nuls autres pareils.

 

L’opposition de style qu’il peut y avoir entre Ptah Hotep et Nefer d’une part, et la Fantasy commune, anglo-saxonne ou non m’amène tout naturellement à une digression. L’idée me trotte sous le crâne depuis quelque temps déjà. Bref, il est une métaphore parfois employée qui parle de « galaxie littéraire », il faut alors avoir l’image d’une galaxie spirale à l’esprit : un disque renflé en son centre. Les gens on coutume de la regarder de face et d’y tracer un grand trait pour séparer non le bon grain de l’ivraie quoique certain le pense mais la « littérature générale » (blanche, bourgeoise, mainstream, la Littérature (avec une majuscule impliquant que le reste n’en est pas !)) des littératures de genre (Polar, SF, Western, Porno, Espionnage, Horreur, Fantastique, Capes et d’épées, Fantasy, Guerre (au sens d’éditeurs comme Gerfaut, ou la collection FEU, au Fleuve Noir) Aventures, Eau de Rose, etc.) et c’est ainsi que James G. Ballard ou Doris Lessing (prix Nobel 2008) côtoient Jimmy Guieu ou John Norman. Certains genres, le roman sentimental ou historique, vont se retrouver du « bon » côté de la ligne. D’autres, l’imaginaire notamment, du « mauvais ». D’Où l’émission « Mauvais genres » d’Angelier sur France Culture où l’on parle de SF, de Polar et aussi de Mangas ou de Comics etc… SDEP. Maintenant, si on examine notre galaxie littéraire par la tranche on va trouver la « Littérature Populaire » au nadir et la « littérature spéculative » au zénith. Je n’aime guère cette manière de dire mais je n’ai pas encore mieux. Cela implique que la « littérature populaire » soit inférieure à la « littérature spéculative ». Et malgré tout, j’aime bien le mot « populaire »… Ainsi, George R.R. Martin ou Robert E. Howard qui sont de foutus bons écrivains et des raconteurs d’histoires géniaux sont à classer dans le domaine « populaire », ils n’ont guère vocation à alimenter la réflexion de leurs lecteurs ; ils proposent avant tout de l’excellent divertissement (sauf exception). Leurs histoires marchent comme des vélos ou des motos. Elles n’ont que deux pattes (roues) : le Style et la Narration. C’est leur dynamique qui les tient en équilibre et en fait des récits réussis. A l’inverse, des auteurs comme Norman Spinrad, Thomas M.Disch, Jean-Pierre Andrevon, ont toujours vocation à renvoyer le lecteur au monde réel en soulevant une (ou plusieurs) problématiques de nature politique, sociale, philosophique. Mais que dire de problématiques exclusivement situées au niveau des motivations humaines, comme c’est souvent le cas dans l’œuvre de G. R.R. Martin, par exemple ? Où est la ligne de flottaison ? Ces récits tiennent debout tout seuls. Car ils tiennent sur trois pattes. Le Style, la Narration ET la Problématique. Mais la présence d’une problématique sous-tendant l’histoire ne dispense nullement d’avoir une histoire à raconter (sinon autant écrire un essai) et de la raconter du mieux possible. Le style étant à l’écriture ce que la porteuse est à une onde radio… La négligence de la narration comme celle du style furent les principaux travers du courant de la SF française au tournant des années 80 connu comme NSFPF (pour Nouvelle Science Fiction Politique Française) outre le gauchisme pour ceux qui considèrent cela comme un travers !

L’intérêt de cette vision est qu’elle permet de classer des œuvres dans un genre sans les dévaloriser ipso facto. C’est à l’intérieur du genre que prendra effet le jugement de valeur. Je reste néanmoins insatisfait à l’idée d’utiliser le terme « populaire » pour désigner les œuvres vouées au seul divertissement et celui de « spéculative » pour celles à travers lesquels, parfois par-delà le temps, l’auteur interpelle le lecteur sur le(s) monde(s) où ils vivent. La littérature et les arts, la culture en général ont toujours vacation aux loisirs. Les cultures scientifiques ou musicales, par exemple, ne sont de la culture que pour ceux qui n’en font pas un usage professionnel. Dirait-on d’un bulliste ou d’un pelleur qu’ils ont des cultures de « terrassier » ? L’écrivain diffère ; celui de SF (sens restreint), par exemple, doit avoir une culture scientifique non pour faire de la recherche mais pour mettre en scène des personnages qui eux, en font, ou les conséquences d’icelle.

 

Et vous ? Vous êtes litpop, litgen ou bit-lit ?

Le Conte de Monte Cristo, Du Côté de chez Swann ou Twilight ?

1 Private joke.

( to be continued … la semaine prochaine la suite !)

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